mardi 23 septembre 2008

Ô désert

Ô désert, toi qui m'a laissé te traverser, mais qui en échange a conservé mon âme au sein de tes entrailles. Je me sens désormais incomplète dans cette étendue de béton qu'on appelle civilisation.

Mais la civilisation, la vraie, celle que j'ai pris plaisir à découvrir, c'est celle que tu abrites, celle qui se contente de peu pour se suffire et pour qui le
superflu est un fardeau dont il faut se délester.

Tant de fois ai-je pensé ô combien j'aurai aimé être de la vague de ces explorateurs du XIXe et du XXe. Seulement à cette époque je n'étais même pas une graine encore germée.

Ce que je retiens de toi en Arabie, ce sont tes couleurs et la poésie de tes Bédouins, alors qu'au Sahara ce sont les languissantes palabres avec tes Touaregs autour du feu tout en dégustant l'élixir vert.

Vous me manquez tellement, ô familles du désert. J'ai besoin de votre chaleur, de votre simplicité, de votre présence, ensemble sous la voûte céleste à déchiffrer les mystères de notre univers.

Coucher de soleil à Wadi Rum (Jordanie)

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